Une vie plus active c'est une recommandation très ancienne pour conserver la santé, récemment remise au goût du jour. La deuxième édition du Programme National Nutrition Santé (PNNS) insiste sur l’enjeu de l’activité physique en complément d’une alimentation plus équilibrée pour faire face à l’augmentation du taux d’obésité (12,4 % de personnes en situation d'obésité en France, 16 % des enfants en surpoids ou obésité) et du risque de maladies induites (maladies cardiovasculaires ; diabète ; troubles musculo-squelettiques, en particulier l’arthrose ; certains cancers de l'endomètre, du sein et du colon). L’obésité de l’enfant étant associée à un risque accru de décès prématuré et d’incapacité à l’âge adulte1. Il a alors été montré :
Au regard de ces conclusions, le PNNS recommande pour les enfants et les adolescents au moins l’équivalent d’une demi heure voire une heure de marche rapide par jour pour permettre de protéger la santé. La recommandation pour les adultes est d’au moins une demi heure de marche rapide par jour. Seulement 30 à 40 % des adolescents atteindraient les seuils recommandés avec une tendance à la baisse de l’activité physique sur le long terme, un risque de décrochage lié à la concurrence d’autres activités de loisirs de type sédentaires, et tout cela dans une société économisant la dépense physique. Les facteurs qui conditionnent l’activité physique ne peuvent donc plus être considérés de façon isolée, mais doivent être intégrés dans un réseau complexe de facteurs individuels, interpersonnels et environnementaux.
Les changements d’attitude et de motivation des publics visés, des professionnels impliqués dans la prévention et des pouvoirs publics sont donc des étapes importantes et indispensables, même
s’ils doivent être confortés par des effets ultérieurs sur l’état de santé. Le PNNS propose alors une promotion de l’activité physique qui s’appuie comme pour les composantes nutritionnelles sur trois dimensions :
L’idée est que chacun puisse trouver un modèle de vie physiquement plus actif qui lui correspond.Bien sûr, ce n’est pas simple, en particulier pour les jeunes sédentaires et en surpoids, en difficulté avec leur corps. Il y a toujours un risque que l’excès de poids et la sédentarité dévalorisent, entraînent une image d’irresponsabilité par rapport à sa vie, à sa santé. Ce qui est déjà un handicap peut alors devenir un échec et la source d’une forte culpabilisation. Mais ce n’est pas inévitable. Il est possible, par une attention aux personnes, à leurs besoins et par une certaine adaptation des activités proposées, d’avoir une action positive pour tous.
(1) Oppert J-M., Simon C., Rivière D. Guezennec C-Y., Ministère de la santé et des solidarités. Société Française de Nutrition. - Activité physique et santé : Arguments scientifiques, pistes pratiques . - Paris : Ministère de la Santé, 2005/10, 55 p.
